Mélodie mon Amour

 » Et puis…il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie »

Victor Hugo

Ainsi était Mélodie, un être « solaire » que l’on remarque la première fois qu’on la voit, en tout cas, c’est ce que tant de personnes m’ont exprimé, jeunes et moins jeunes.

De ton petit papounet

Ma Princesse, aujourd’hui tu as 33 ans.

Ton absence est une torture de tous les jours, tes rires, tes bruits de pas, tes coups de gueule, la tornade et le rayon de soleil que tu es, me manquent, nous manquent. Que serait notre vie maintenant, tous les jours, à chaque instant, à chaque battement de cœur, cette interrogation me hante.
Ma petite chérie, je survis maintenant pour et grâce à ton frère et à ta maman. Le ressort de la vie est cassé.
Je veux, je veux, je veux à nouveau, comme dans mes souvenirs, t’entendre rire, parler, crier, te serrer dans mes bras et t’embrasser mais tout ceci est impossible maintenant et cette vie que l’on m’impose : c’est l’enfer !
Pour ne pas être complètement exclus de la société dans laquelle nous survivons, il nous faut faire semblant et c’est souvent difficile de prendre sur soit, de cacher cette envie de hurler, de pleurer. Pourquoi doit-on souffrir autant ???

Je t’Aime ma petite, ma Princesse et tu nous manques tant !

Mélodie dans l'arbre

Mélodie au lycée Renan de St Brieuc, sans doute en classe de 1ère ES

 

26 juin

Le deuxième plus beau jour de ma vie, à 8h40, mon Amour de petite fille , tu venais compléter notre bonheur familial.

J’ai compris à ce moment là que l’amour d’une maman ne se divise pas entre ses enfant, il se multiplie.En fait, l’Amour maternel, le vrai, est exponentiel, d’une force indescriptible, le plus pur et le plus doux des sentiments.

Mes années de maman ont été les plus belles, les plus heureuses.

La douleur de ton absence ma chérie est à la hauteur de l’amour que nous avons partagé durant presque 19 ans.

Amputée de la moitié de moi même, le coeur déchiré en deux, je continue cette drôle de vie.

Je t’aime à l’infini ma petite fille adorée.

Les assassins de la route

Ce qu’ils deviennent importe assez peu aux proches de leurs victimes, plutôt écrasés de chagrin et vivant dans le souvenir des années de bonheur.
Néanmoins parfois, nous y pensons, à ces meurtriers.
Parfois on voudrait entendre dire que la vie leur étant insupportable, ils ont mis fin à leurs jours, mais cela n’arrive jamais.
Le plus souvent on préfère qu’ils vivent, avec le très mince espoir que le souvenir de leurs crimes vienne les tourmenter, cela arrive sans doute rarement, ils semblent réussir à se conditionner (avec l’aide de leurs proches complices) vers une démarche de non-responsabilité, d’auto-excuses, voire de rejet de la faute sur leurs victimes.
Un assassin de la route ayant tué sous empire alcoolique un jeune innocent, a écrit un livre une vingtaine d’années après son crime, sans doute parce qu’il était lui-même père de jeunes adultes et qu’après de longues années à se cacher, il avait soudain peur pour eux. Ce livre n’est pas un mea culpa, plutôt une thérapie pour lui-même, une honte.
Cela conduit à penser que la vie de ces assassins reste entachée du sang de leurs victimes toute leur vie.
Il est probable que les dégâts psychiques sont importants sur leur cercle familial lorsqu’ils en ont un.
Plusieurs cas peuvent se présenter, notamment s’ils ont des enfants, ou pire pour eux, s’ils deviennent parents après leurs crimes.
Dans le premier cas, ils auront beaucoup de mal à cacher leur situation d’assassin à leurs enfants, créant un profond malaise au sein de la famille.
Dans le second cas, le pire pour des enfants innocents, est d’apprendre un jour qu’ils sont nés de parents assassins. Il apparait sous-jacent, que l’accident dont est responsable le parent assassin, a changé la trajectoire de vie de celui-ci et que l’existence des enfants à venir en a résulté, on en revient toujours à la théorie du battement d’aile du papillon.
On ne peut pas donner la vie sereinement après avoir donné la mort.
Bien sur les lâches assassins tenteront de dissimuler leur crime, mais les non-dit et les silences intrafamiliaux sont plus dévastateurs pour des enfants que la vérité elle-même.
Nous vivons à l’ère numérique, de la communication, les procès en correctionnelle sont publics, les dossiers sont classés mais ils existent, des dossiers épais conservés par le tribunal, des articles de presse nombreux témoignent des faits, tout est là, rien ne s’efface.
Que le visage de leurs victimes les accompagne jusqu’à la fin de leur vie.

« Revoir un printemps superbe..

A nouveau fleurir »
Quelle ironie que ce titre ma chérie !
Je me souviens de chaque détail:
Un printemps magnifique au cours duquel tu m’as fait écouter cette musique.
Un printemps rayonnant de projets.
Puis,
Un printemps horrible qui s’est achevé par la pire des tragédies.
Un printemps qui aura été le dernier de notre vie.
Des printemps que tu n’as plus jamais vu refleurir,une abominable torture.
Car dans ce monde ma chérie, je l’ai bien compris, à la fin c’est le méchant qui gagne.
Car dans ce monde ma chérie, l’idiot sauve sa peau et la princesse meurt.
Le monstre est en vie !
Ta disparition a modifié le cours des choses, plongeant notre quotidien dans la douleur et changeant la trajectoire de vie de certains êtres bons mais aussi celle des néfastes.
Je t’aime à l’infini ma petite poupinette.

PRINTEMPS