5 octobre

Peu importe l’année,c’est une de plus sans toi,Une journée douloureuse, comme toutes les autres, ou presque.
Ma pauvre petite chérie, j’essaie d’imaginer les mots gentils que tu aurais eu aujourd’hui. Quelle vie !
Je t’aime tant mon petit trésor, mon petit ange.
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Dégoûtée

Ma chérie,  ma poupée,

Pardon de mettre une image moche sur ton blog, mais il faut bien illustrer mon propos.

Cet après midi, alors que nous n’y allons presque jamais (souvenirs douloureux du bonheur ) j’ai proposé à papa de faire un tour de bassin.Je me suis arrêtée à l’Estran car il y avait un vide grenier, et bien sûr, horreur, les vieux débris,  tu sais les deux vieux benêts qui ont eu le culot de venir vivre à Binic juste après que leur assassin morveux de petit fils t’ai tuée, ces deux vieux clous vendaient leurs vieilleries, je suis dégoûtée de les rencontrer régulièrement à Binic, c’est chez toi ici ma chérie,  qu’ils dégagent ou crèvent,  je ne supporte pas de les voir, j’ai envie de vomir à chaque foi.Mal ma chérie,  très mal.

L’image jointe me fait penser à ces déchets.
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Rentrée scolaire

Un crève cœur chaque année: ça peut sembler étonnant à beaucoup de personnes, mais je suis restée bloquée aux années 2004 et 2005.

Les souvenirs de ces 13 dernières années s’estompent au fur et à mesure, au point d’oublier ce que j’ai fais la veille, le mois dernier et encore davantage il y a six mois.Peut être pour ne conserver que les belles années de bonheur, peut être que mon esprit n’est pas en mesure de tout stocker, alors il trie, et bien sur , de préférence les souvenirs du temps ou j’avais deux enfants.

Cela me ramène à la rentrée, ou plutôt aux rentrées, puisque je me souviens de toutes.

Ma petite Mélodie, tu les aimais ces rentrées, l’occasion pour toi d’être entourée, c’est tout ce que tu aimais, qu’y a t il de plus vivant qu’une école ?

Des images précises me restent en mémoire, par exemple ton entrée en sixième à Camille Claudel.Je t’ai accompagnée en voiture car pour le premier jour, j’y tenais, et toi aussi je pense.Ton grand frère rentrait au lycée la même année, l’écart d’age entre vous a fait que vous n’avez presque jamais été dans le même établissement, malheureusement.

Ce matin là donc, en voiture, l’auto radio hurlait le tube de l’été « Samba de amigo » et toi, tu dansais sur le siège passager, et ça nous faisait sourire, comme toujours ma poupée.Ces images sont si précises , si vivantes, c’est tout ce qu’il me reste de toi mon Amour, ma petite fille.

Tu aimais bien ce collège je crois, tu y avais tant d’amis.J’ai appris, après ta disparition, le bien que tu y avais fais, je n’avais jamais su à quel point tu avais pu aider certains élèves en difficultés.Une jeune fille est venue me raconter un jour comment elle était harcelée, et comment tu as réglé le problème rapidement; elle m’a dit » sans Mélodie, je n’aurais jamais tenu le coup ». Une autre « c’est grâce à Mélo que j’ai réussis en maths » et bien d’autres exemples, plus ceux dont je n’ai pas connaissance et que j’ignorerai toujours.

La vie est cruelle, tu as croisé un monstre dont la vie n’a aucun intérêt, alors que la tienne était si précieuse, si riche, pour nous, pour les autres, et pour les enfants que tu n’auras jamais.

Maman qui t’aime à l’infini

Samba de Amigo

Se souvenir de ta belle âme

Ma petite poupinette, je me demande aujourd’hui qui pense à toi parmis ceux que tu as croisé, côtoyés, aimés aussi.Amis d’un soir, d’une année scolaire, amis d’enfance, d’adolescence, pour le reste, tu n’as pas eu le temps de devenir adulte et ça nous brise l’âme et le coeur.

je t’aime à l’infini ma petite chérie, ma princesse.

 

Men in black

Le petit Carlin que ton grand frère t’a ramené de Murano, que faire de plus ? t’offrir des petits cadeaux, et verser des larmes.

Tu rêvais d’avoir ce petit chien, l’aurais tu près de toi aujourd’hui ce petit compagnon?

Les vois tu ces petites attentions ma chérie ?  ma poupinette d’amour.

Mille questions,  jusqu’à la fin de cette maudite vie.

Nous t’aimons tant et tant.mde

21 juin 2005

21 juin 2005, l’adieu, le plongeon dans le vide infini, pas de dieu, surtout pas, des musiques ,pas de silence, Mélodie n’aimait que le bruit, celui des fêtes, des rires, des amis, de la VIE.
Le silence, c’est pour nous maintenant, plus de portes qui claquent, plus de musiques , plus de sonneries de portable , fini aussi le matin ce joli bruit de la boîte à bijoux en porcelaine, des talons qui claquent sur le sol de la maison , c’est fini.

Juin

Ma tendre petite fille

Je donnerais tout pour que tu ouvres la porte de la maison en criant « coucou maman !  » ce mot magique et merveilleux que désormais un seul être prononce, j’avais pourtant mis deux enfants au monde ! Mes trésors infinis, n’est pas comme cela que l’avenir devait être, non pas comme ça ! J’ai si mal ma petite poupinette, 13 ans de douleur intense..

Ton avenir ma chérie, volé par un moins que rien, un pauvre imbécile que tu avais pris en pitié, que tu t’appretais à ne plus revoir.

Ce rien t’as tuée dans son véhicule de mort, et lui, il vit , ce n’est pas juste, comment une horreur pareille a pu arriver ?

J’attends, je ne sais pas quoi, peut être un semblant de justice qui n’arrivera pas, vu que, même si ce type traverse devant mes roues, je serai sans doute incapable d’accélérer, dommage.

Mes mots sont durs certes, mais pas aussi horribles que la souffrance qui nous déchire le coeur .

Je t’aime au delà de tout ma petite fille, mon petit trésor.

Maman