Editorial

Ma chérie, mon Amour, 
J’ai lu ce matin dans la presse, un éditorial criant de vérité .Il est si rare qu’un média s’intéresse aux drames routiers qui nous ont détruits .J’ai aussitôt écrit à ce journaliste, je ne sais pas s’il me lira…
Voici cet édito.

Editorial

dimanche 07 août 2011

Survivre ensemble sur la route

Combien de personnes vont-elles mourir aujourd’hui sur la route des vacances ? Combien de deuils vont-ils noircir les pages des faits-divers des journaux ? Combien de larmes vont-elles couler sur les joues des orphelins ? Combien de remords vont-ils hanter les survivants ? Nous Français restons parmi les plus mauvais conducteurs d’Europe, avec une mortalité routière certes tombée à 4 000 décès l’an dernier mais qui est repartie à la hausse au 1er semestre… Et tous n’apparaissent pas dans les statistiques immédiates : la moitié des morts sur la route provoque plus tard le suicide d’un proche qui ne supporte pas la brutalité de la séparation.
La France a pris l’engagement européen de passer sous la barre des 3 000 morts en 2012. Nous n’y sommes pas. Nous n’y serons pas. Même si le nombre de morts a fléchi en juillet, un bon millier de cercueils nous sépare encore de l’objectif, alors que tout le monde réclame davantage de sécurité.
La France tue ses jeunes. Paradoxe d’un cynisme insoutenable : on manque de jeunes pour financer les futures retraites et ils meurent dans l’irresponsabilité des comportements routiers… La France tue aussi ses piétons, ses enfants et ses anciens, souvent sur les passages aménagés et qui n’ont de « protégés » que le nom… Par ailleurs, l’accident brutal et soudain déstabilise les entreprises comme les familles. Le coût annuel de l’insécurité routière est ainsi évalué à quelque 24 milliards d’euros.
On circule peu la nuit mais on court un risque considérablement plus élevé d’y laisser la vie : 43 % des morts de la route interviennent au moment où elle n’accueille que 10 % de la circulation. Et le beau temps qui donne confiance en soi n’est pas seulement bon pour le moral, il est aussi la porte ouverte sur le cimetière : un accident mortel se passe en majorité seul, par beau temps et près de chez soi.
Aujourd’hui, on peut rouler trop vite avec ou sans alcool : on a toutes les chances de passer au travers des mailles du filet puisque sur 200 infractions commises, une seule est verbalisée ! C’est une invitation à multiplier les contrôles préventifs ! Mais voulons-nous vraiment une répression accrue ? La répression nous fait de la peine avant que nous ne soyons précipités dans une pleine bien plus lourde et sans pardon. Car au volant, nous pouvons devenir des meurtriers…
Ou bien sommes-nous capables de changer notre comportement ? C’est une grande question de société, un enjeu de santé publique et de santé mentale. D’autres pays, comme nos voisins britanniques, l’on fait. Nous avons besoin d’une réaction massive des citoyens. C’est le changement du regard social sur nos pratiques routières qui peut influencer le changement de chaque individu, pour ne plus être les champions de la transgression. Et que ce soir et demain chacun rentre en vie. Dans la jolie formule du « Vivre ensemble », il y a vivre…
Hervé Bertho

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