De ton papa adoré 


Sans vivre dans le passé, nous vivons à côté du présent. Nous nous nourrissons du passé pour survivre dans le présent sans toi.

Je ne vis pas dans les souvenirs mais j’ai besoin d’eux pour survivre. Tes fous rires, tes plaisanteries, tes coups de gueules, tes câlins, tes marques d’affection, la chaleur de ta présence, les rayons de soleil, l’ambiance joyeuse et bien sûr le bruit des talons de tes chaussures.

Nous n’existons plus pour qui nous sommes mais pour ce que nous faisons.

Je ne parle de toi, et c’est ainsi, qu’au présent et ne ferais jamais de phrase avec ton prénom au passé si ce n’est pour évoquer les souvenirs communs. Parler de toi au passé est accepter et comme beaucoup, je refuse, c’est trop difficile. Tu es là, présente dans ma tête, dans mon cœur et les années qui passent ni changent rien contrairement aux idées reçues, aux tentatives de certaines personnes «dites quelques fois spécialistes» mais il est aisé de devenir spécialiste d’une réalité que l’on ne vit pas.

Les projets d’avenir que nous avons pu avoir avec ton frère et toi ont disparu. Mon Amour parental est toujours présent et aussi fort pour toi, pour ton frère, qu’il y a 11 ans.  

Cette période festive pour beaucoup, est une torture que nous cachons, nous faisons semblant. Je comprends ces familles heureuses, nous en avons, nous aussi, fait partie, mais ces familles comprennent elles notre désarroi. Ne préfèrent-elles pas tourner la tête, ne voulant pas voir les drames qui les entourent. Certains, j’en suis persuadé, pensent même «ils nous enquiquinent avec leur malheur». 

J’emmerde les donneurs de leçons qui ne vivent pas notre quotidien.
Comme souvent, pour te retrouver, j’irai avec nos oiseaux. Je sais que là, tu es à mes côtés.

Tu me manques ma petite Chérie, comme tout enfant peut manquer à ses parents la différence ici et elle est de taille, je sais que je ne pourrais plus jamais te dire : «je t’aime ma Princesse» en te serrant dans mes bras.

Toujours une chaise vide à la table, meuble qui prend encore plus de place en cette période de fêtes, cette chaise est vide pour moi bien sûr mais j’en suis certain, pour maman et pour ton frère qui t’aimait tant et à qui tu rendais bien cet amour. J’aimais vous regarder tous les deux dans vos moments de complicité.

Cette période de l’année ranime tout un tas de petites choses, de petits riens, de souvenirs qui font une vie de famille heureuse mais qui maintenant sont synonymes d’intenses douleurs.

Ton papa qui t’Aime.

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