Ton grand frère t’a offert un splendide bouquet de lys roses. Quelle horrible situation quand on y pense. Je n’avais pas mis deux enfants au monde pour voir l’un d’eux déposer des fleurs sur la sépulture de l’autre. Au contraire, j’avais imaginé une belle vie de famille agrandie de petits enfants, de repas de famille joyeux, de voir votre papa heureux. Ton frère est quelqu’un de bien, de très bien même, il est notre soutien, et pourtant, comme il doit souffrir de ton absence ma petite poupinette. On était si heureux, et il a fallu que ton chemin croise celui d’un abruti, stupide égoïste qui t’a entraînée à la mort.

Nous t’aimons si fort ma petite chérie.

