365 jours de douleur en vue

Ma chérie, mon Amour,

Pas de changement , le manque de ton sourire nous fera souffrir jusqu’à notre dernier souffle.

Hier tu aurais sûrement fait la fête, parée d’une jolie tenue choisie avec soin.Seulement voilà, ta seule parure à été quelques fleurs et des bougies, le tout arrosé de nos larmes .

Avant

Ma chérie, mon Amour,

Cette photo date du 4 décembre 2004 avec Vanille et Nina, 6 mois avant notre fin, voilà ce qu’était notre vie au quotidien.
Je n’aime pas me montrer en photo, c’est juste pour exprimer ce contraste entre ce que nous étions et ce que nous sommes devenus.
Passer de l’insouciance au malheur en une seconde,comment est ce possible ?
Nous nous sommes résolus à une souffrance quotidienne, les gens autour de nous nous croient forts, quelle erreur !
Le second dessin résume notre quotidien, chaque jour nous allons arranger tes jolies fleurs.Notre petite Vanille n’est plus là; maintenant c’est la petite Gaïa qui nous accompagne, elle connait bien le chemin, elle nous y précède chaque fois, à croire que les animaux ont une âme.

Maman qui t’aime à l’infini

Nous ne saurons jamais..

a quel point tu aurais été belle dans une splendide robe de mariée.
Tu aurais passé des jours à la choisir cette robe, j’aurais peut être, sans doute ma chérie, eu le privilège de t’assister dans ce choix.
Papa aurait été si fier de t’accompagner ce merveilleux jour, sauf que ce jour ne viendra jamais, quelle vie !
Est ce que, quelque part, la robe qui t’était destinée a été portée par une autre ? bizarre de penser à cela, cruel aussi.
Toutes ces questions nous usent, nous rongent, nous tuent à petit feu.
Je t’aime à l’infini ma tendre, mon adorable petite fille chérie, mon Amour de poupinette,
Maman
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5 octobre

Peu importe l’année,c’est une de plus sans toi,Une journée douloureuse, comme toutes les autres, ou presque.
Ma pauvre petite chérie, j’essaie d’imaginer les mots gentils que tu aurais eu aujourd’hui. Quelle vie !
Je t’aime tant mon petit trésor, mon petit ange.
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Dégoûtée

Ma chérie,  ma poupée,

Pardon de mettre une image moche sur ton blog, mais il faut bien illustrer mon propos.

Cet après midi, alors que nous n’y allons presque jamais (souvenirs douloureux du bonheur ) j’ai proposé à papa de faire un tour de bassin.Je me suis arrêtée à l’Estran car il y avait un vide grenier, et bien sûr, horreur, les vieux débris,  tu sais les deux vieux benêts qui ont eu le culot de venir vivre à Binic juste après que leur assassin morveux de petit fils t’ai tuée, ces deux vieux clous vendaient leurs vieilleries, je suis dégoûtée de les rencontrer régulièrement à Binic, c’est chez toi ici ma chérie,  qu’ils dégagent ou crèvent,  je ne supporte pas de les voir, j’ai envie de vomir à chaque foi.Mal ma chérie,  très mal.

L’image jointe me fait penser à ces déchets.
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Rentrée scolaire

Un crève cœur chaque année: ça peut sembler étonnant à beaucoup de personnes, mais je suis restée bloquée aux années 2004 et 2005.

Les souvenirs de ces 13 dernières années s’estompent au fur et à mesure, au point d’oublier ce que j’ai fais la veille, le mois dernier et encore davantage il y a six mois.Peut être pour ne conserver que les belles années de bonheur, peut être que mon esprit n’est pas en mesure de tout stocker, alors il trie, et bien sur , de préférence les souvenirs du temps ou j’avais deux enfants.

Cela me ramène à la rentrée, ou plutôt aux rentrées, puisque je me souviens de toutes.

Ma petite Mélodie, tu les aimais ces rentrées, l’occasion pour toi d’être entourée, c’est tout ce que tu aimais, qu’y a t il de plus vivant qu’une école ?

Des images précises me restent en mémoire, par exemple ton entrée en sixième à Camille Claudel.Je t’ai accompagnée en voiture car pour le premier jour, j’y tenais, et toi aussi je pense.Ton grand frère rentrait au lycée la même année, l’écart d’age entre vous a fait que vous n’avez presque jamais été dans le même établissement, malheureusement.

Ce matin là donc, en voiture, l’auto radio hurlait le tube de l’été « Samba de amigo » et toi, tu dansais sur le siège passager, et ça nous faisait sourire, comme toujours ma poupée.Ces images sont si précises , si vivantes, c’est tout ce qu’il me reste de toi mon Amour, ma petite fille.

Tu aimais bien ce collège je crois, tu y avais tant d’amis.J’ai appris, après ta disparition, le bien que tu y avais fais, je n’avais jamais su à quel point tu avais pu aider certains élèves en difficultés.Une jeune fille est venue me raconter un jour comment elle était harcelée, et comment tu as réglé le problème rapidement; elle m’a dit » sans Mélodie, je n’aurais jamais tenu le coup ». Une autre « c’est grâce à Mélo que j’ai réussis en maths » et bien d’autres exemples, plus ceux dont je n’ai pas connaissance et que j’ignorerai toujours.

La vie est cruelle, tu as croisé un monstre dont la vie n’a aucun intérêt, alors que la tienne était si précieuse, si riche, pour nous, pour les autres, et pour les enfants que tu n’auras jamais.

Maman qui t’aime à l’infini

Samba de Amigo

Se souvenir de ta belle âme

Ma petite poupinette, je me demande aujourd’hui qui pense à toi parmis ceux que tu as croisé, côtoyés, aimés aussi.Amis d’un soir, d’une année scolaire, amis d’enfance, d’adolescence, pour le reste, tu n’as pas eu le temps de devenir adulte et ça nous brise l’âme et le coeur.

je t’aime à l’infini ma petite chérie, ma princesse.